Jeudi 15 novembre 2007
La fbrication de cette guitare a été vraiment intéressante pour moi, puisque j'ai dû expérimenter à la demande de Fredo quelques techniques que je ne connaissais pas, particulièrement pour la rosace et le manche. Le résultat est vraiment à la hauteur tant au niveau esthétique qu'au niveau de la sonorité, très puissante et très équilibrée.
le vernis est celui que j'ai utilisé pour ma première guitare: un vernis au tampon légèrement teinté qui donne un aspect légèrement vieilli à la guitare.


La tête a un placage d'ébène. La plaque de protection de la tige du truss rod est gravée aux initiales de son propriétaire.

Les mécaniques sont des Miller, très belles et efficaces.

Le talon est très fin, et cette fois j'y ai mis des plaques décoratives de noyer, érable et ébène.
Les deux bandes en noyer tranchent bien sur l'érable ondé du manche.
Enfin, un gros plan sur l'incrustation en érable ondé en bas de la caisse, le cordier et le chevalet en palissandre, avec une barette en ébène à son sommet.
En plus de l'aspect esthétique, Fred voulait aussi un gros son, beaucoup de basses, sans négliger les médiums et les aigues. Je dois avouer en toute modestie que ce but est atteint, la guitare est encore très verte mais elle sonne déja formidablement bien, Fred m'a dit qu'elle avait déja évolué, nous essaierons de faire un petit enregistrement mp3 un de ces jours.
le vernis est celui que j'ai utilisé pour ma première guitare: un vernis au tampon légèrement teinté qui donne un aspect légèrement vieilli à la guitare.


La tête a un placage d'ébène. La plaque de protection de la tige du truss rod est gravée aux initiales de son propriétaire.

Les mécaniques sont des Miller, très belles et efficaces.

Le talon est très fin, et cette fois j'y ai mis des plaques décoratives de noyer, érable et ébène.
Les deux bandes en noyer tranchent bien sur l'érable ondé du manche.
Enfin, un gros plan sur l'incrustation en érable ondé en bas de la caisse, le cordier et le chevalet en palissandre, avec une barette en ébène à son sommet.En plus de l'aspect esthétique, Fred voulait aussi un gros son, beaucoup de basses, sans négliger les médiums et les aigues. Je dois avouer en toute modestie que ce but est atteint, la guitare est encore très verte mais elle sonne déja formidablement bien, Fred m'a dit qu'elle avait déja évolué, nous essaierons de faire un petit enregistrement mp3 un de ces jours.

Le fond et les éclisses sont en palissandre indien très sombre, j'aime beaucoup le contraste entre les élements de structure en épicéa presque blanc, et le palissandre presque noir.
Toujours ce contraste clair/foncé, avant le collage de la table.
La table est collée, les filets noirs sont posés, et le manche en 5 parties érable/noyer est en cours de réalisation.
Une autre photo du manche qui reçoit un truss rod réglable par la tête, à la demande de Fred.
Une petite incrustation en forme de trapèze, comme sur la guitare précédente, mais en érable ondé cette fois.
Le manche est collé , il ne reste plus qu'à faire la touche, poser les frettes, puis le travail de finition.



les mécaniques sont des schaller qui fonctionnent trés trés bien. (tiens, j'ai oublié de couper les cordes)
j'utilise une vieille carte de bibliothèque (ou autre carte du même type) sur les conseils du luthier Christophe Grellier (allez visiter son site, c'est une mine)
admirez la technique de ponçage de la main droite, tout en tenant l'appareil photo de la main gauche, franchement c'est dur la lutherie!!
pas de photo en pleine action, mais un petit topo rapide: ici, le fond vient de recevoir sa première couche. Au premir plan, le tampon que le palissandre a teinté d'une jolie couleur brune. Il est fait d'une petite boule de coton à mécher enfermée dans un carré de toile de coton. Le tout est légèrement imbibé de vernis au tampon (la grande bouteille). Avant application, j'élimine l'excès de vernis en appuyant le tampon sur une feuille de papier, plusieurs fois si nécessaire. Le coton doit être juste humide. Une petite goutte d'huile (le petit flacon à droite) pour faire gliser, et c'est parti pour de séries de 8 et de cercles sur le bois. Je procède par petites zones bien précises, pour ne rien oublier. Je porte un soin particulier aus bords qu'on a tendance à négliger. Le tampon peut être rechargé plusieurs fois, mais toujours éliminer l'excès de vernis sur du papier.
les moustaches et le chevalet ont été coupés à la scie à chantourner, le chevalet mis en forme avec un ciseau à bois, en le bloquant dans un étau. J'étais un peu pris par le temps, donc pas de photos, ce sera pour la prochaine fois.
Euh, oui c'est encore de travers mais elle est belle, non? Il y a encore beaucoup de travail de finition à faire, mais le son est déja pas mal du tout, ça me rassure. Ceci dit, je ne l'ai pas encore beaucoup jouée, les cordes sont à environ 1cm du manche à la 12ème case, ça calme rapidement. Je prendrai le temps quand elle sera finie pour de bon.
J'ai coupé à la scie le cédro qui dépassait de part et d'autre de la touche, puis j'attaque avec mon petit rabot.
Un peu plud tard, la forme finale n'est plus très loin. La finition se fera au papier de verre.
Remarquez que les frettes sont cintrées avant d'être mises en place, de manière à s'adapter naturellement au radius de la touche.
Les extrémités des frettes sont mises à fleur avec une longue lime plate. Puis elles sont arrondies avec une petite lime, et polies avec du papier de verre fin, mais je n'ai pas pris de photos de l'opération, oups!
Les traces d'humidité sur la table sont laissées par le chiffon humide avec lequel j'élimine tout de de suite les coulures de colle, avanr qu'elle ne sèche. Après c'est beaucoup plus compliqué.
ça a de la gueule, non?
Deux tasseaux servent de guide à la scie, ce qui permet de faire une coupe parfaitement rectiligne. Il vaut mieux avoir une trés bonne scie, ce qui est le cas de ma scie japonaise.
Voila le résultat après une petite dizaine de minutes. La chute fera un renfort de manche pour une prochaine guitare.
L'ébène désaffute le rabot trés rapidement, il faut garder la pierre à affuter à portée de main pendant l'opération.
La poussière d'ébène est très salissante, c'est pour ça que je préfère travailler dehors. Quand je l'avais fait dans ma cuisine, j'avais l'aspirateur à côté, et je nettoyais la table toute les 2 minutes.
Je colle un gabarit sur la touche (diapason 670 mm, télécharger sur www.forum-lutherie.org). Le gabarit fait quelques mm de moins que la touche en largeur, ce qui permet te tracer l'extrémité des frettes avec un crayon. Il ne faut pas faire d'erreur, sous peine d'avoir une guitare fausse.
Là encore, le travail doit être extrêmement précis. Normalement, j'aurais dû prévoir un systême qui empêche la scie de s'enfoncer trop profondément, mais j'ai préféré par paresse juger à l'oeil la profondeur des traits de scie, décidément j'aime prendre des risques!
Sur la tranche, ce sont des ronds de nacre de 2mm de diamètre, qui viennent se loger dans des trous faits à la dremel. Ils sont collés avec de la super-glue.
Les repères sont posés, je vais ensuite passer la calle à poncer pour éliminer la nacre qui dépasse.
Idem sur le dessus de la touche, mais cette fois je perce avec la perceuse sur colonne, des trous de 6mm (remettez l'image à l'endroit, ce sera plus clair. Moi, j'ai la flemme)
Tous les repères sont posés, là aussi un petit ponçage et c'est bon. Remarquez au passage l'extension dans les aigues, côté rosace, coupée à la scie à chantourner, et affinée à la lime, puis au papier de verre (j'ai oublié de prendre des photos)
Avanr de poser les frettes, je polis la touche à l'eau au papier de verre 240, 320, 600, 1000, puis micro-mesh jusquà 8000. Le résultat est nickel. Il est pas propre mon lavabo hein? rassurez-vous, ce n'est pas là que je me brosse les dents!